Eva Strittmatter – Du silence je fais une chanson

via Eva Strittmatter – Du silence je fais une chanson

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En lecture(28)

Poésie éclatée lumière suspendue
Nuit voyagée sans paix pour le cristal doré
Comme un cercueil punie où est le retour nue
Je suis divagueur seul creusant le rayon frais

Le silence meurt là accostant la demeure
Traversant les champs morts suivant le recul bleue
Il est né dans mes bras désactivant la peur
Un cris nonchalant gris les nerfs sont devenus creux

le ciel ricane lourd je pense à ce fermoir
Serré prés de ton coup on part dans la nuit froide
Je suis l’homme en folie enfermé dans l’histoire
L’horizon se renoue l’espoir est accolade

Nous ne sommes pas loin la cicatrice est là
Je chanterais demain en passant par l’épreuve
Les yeux cassés d’ennuie le second Maître à plat
Dans l’artifice clair l’oiseau quitte le fleuve

Le 27 01 2019
Laurent Pasquelin

En lecture (27)

Je navigue loin du moteur
Devant la route ensoleillée
Lorsque les vagues m’écœurent
Saoulant un départ familier

Je suis l’incorrect du moment
Pour passer sous les ponts fermés
Je divague loin de Maman
Dans un recul souvent fermé

Chaque dossier est déposé
Contre l’armoire du défunt siège
Où le cheval est déphasé
Contournant l’événement piège

Spéculant l’instant du présent
S’endormir pendant les vacances
Le voyage est omniprésent
Ruminant le feu en cadence.

Le 26 01 2019
Laurent Pasquelin

En lecture (26)

Le soir la nuit venue je plaisante
Avec tes amis d’un seul jour
Comme un secret en dilettante
Je signe l’offrande d’un sourd

Pour des rituels sans joies vaines
Où le cercueil est planté là
Je suis dans l’absolu sans peine
Traversant un rayon à plat

Je distingue souvent les nazes
Où l’opéra n’est jamais vrai
Je suis seul sans aucune phrases
Pour des chemins lisant le trait

Le discours est dormeur sans chance
Développant le rossignol
Je suis gardien de nos vacances
Contre les murs la plaie s’envole

Je ne suis pas un paresseux
Voyageant dans le verger blanc
Je répands l’amour en heureux
Assis seul sur ce fameux banc.

Le 15 01 2019
Laurent Pasquelin

En lecture(25)

Les noces sont dans les rosiers
Allure mal fringuée la nuit
Je suis spécialiste sans pieds
L’amertume est un jeune fruit

Les rouflaquettes sont rectangles
Délivrant les soupirs loupés
Quelque part dans un petit angle
Où la terreur est englobée

Les visages sont dépouillés
Chantonnant un récital fluide
Devant des yeux trop familiers
Développant le goût du druide

L’amorce est chapardée en douce
Un recueil est posé ici
Nous n’avons pas levé le pouce
L’index était dans la prairie

Les sous-doués n’ont pas de chance
Il pleut lorsque le vent s’en va
Délivrant l’aspect en vacance
Parfumant le tissus du bas.

Le 14 01 2019
Laurent Pasquelin

En lecture(24)

Les anges ne sont pas frileux
Le sermon est un balancier
Doucement le Roi est joyeux
Nature morte planifiée

Tous les âges sont des pendus
Encerclant le nouvel absent
Se balader à demi-nue
Dans les prairies sous un grand vent

Le froid est sans chaleur couverte
La nuit les oiseaux sont feignants
L’exclus est un nageur alerte
Le risque est libre et convainquant

La nuit n’a pas d’oreilles bleus
Dans ses draps de coton lavés
Comme une fissure d’envieux
Sur un chemin inachevé

La morsure est un régal noble
Nous allons dans tous les chantiers
La Poésie est un vignoble
Détournant la vie à moitié.

Le 13 01 2019
Laurent Pasquelin

En lecture(23)

Le discours est un ronflement
Dans l’aventure sans limite
Proposant le guerrier savant
Sous l’aimant lisse qui s’effrite

Silence assommé vers un but
En discrétion en ralentit
Le lézard n’ est jamais sans rue
Quelque fois il meurt d’appétit

La lune est son quartier métrique
Les vers ne sont pas moqueurs fous
Leur amour est souvent logique
Listant les règles sans atouts

Le nénuphar est un loyal
Corbillard assagit d’un soir
Avec la nuit en idéal
Un soulier neuf avec l’histoire

Pondre l’amertume sans joie
Avoir la faim dans l’œsophage
Cicatriser toutes les lois
Vivifier le carré sans âge.

Le 13 01 2019
laurent Pasquelin